Internet est certes une aire de jeux plaisante (plus), mais aussi le révélateur de changements irréversibles.
Samedi dernier a eu lieu à Bahrein (c'est où?) le 1er tour des élections législatives. Bahreïn, petit état insulaire de 650 000 habitants dont 60 % des ressortissants sont chiites et qui abrite le QG de la Cinquième flotte de la marine américaine, un des pays au plus haut taux de connexion internet du monde arabe, est dirigé par la famille sunnite Al Khalifa.
Les compte rendu officiels et résultats sont rapportés dans différents articles (plus): l'opposition chiite gagne 16 des 40 sièges à l'issue d'une campagne tendue contre les sunnites au pouvoir. Détail sur lesquels peu de media s'attardent : les conditions de cette campagne tendue.
La goutte d'eau qui a fait déborder l'outre ? Google Earth ! (plus). Cette année pour la 1ère fois ont pu être diffusées les images de ce qu'autrefois les villageois ne pouvaient que deviner. Les images des Palais de Bahrein vus du ciel ont circulé d'email en email comme trainée de poudre, allant même jusqu'à provoquer la censure de blogs ou de sites internet par le pouvoir en place (plus).
“Some of the palaces take up more space than three or four villages nearby and block access to the sea for fishermen. People knew this already. But they never saw it. All they saw were the surrounding walls” écrit Mamoud Youssif, le Loïc Le Meur local.
La colère gronde. Et Bahrein n'est pas la Chine, les barrières internet ont été contournées (plus) et les fichiers circulent (plus). Aujourd'hui sunnites au pouvoir et chiites aspirant à le conquérir, dans une même configuration qu'en Irak, s'affrontent à coups d'images sur écran. C'est quand même mieux que les voitures piégées, non ?





Bonjour. Vous venez probablement de pianoter dans votre moteur de recherche ces quelques mots.


