Luc Chatel, monsieur Consommation et Tourisme (souvenez-vous !) et Henri Novelli, monsieur Entreprises et Commerce extérieur, préparent le texte de projet de loi sur la concurrence et la protection des consommateurs pour mi-octobre.
Mardi dernier se tenait donc à Bercy une table-ronde de négociations réunissant opérateurs et représentants de consommateurs. Les usagers, comme on dit dans les ministères, qui sont des users comme on dit chez les opérateurs. Bref, les clients comme on dit dans le commerce 0.0.
Ces divergences sémantiques n'obligent à aucun traducteur et pourtant aucun consensus n'a été trouvé, ni autour de la gratuité de l'attente aux hotlines, ni autour du racourcissement des forfaits de 24 mois ou de la façon d'en sortir, sans avoir l'impression persistante de s'être fait plumer.
De la gratuité des hotlines, nous voilà à "revoir à la baisse le tarif surtaxé des appels vers un tarif proche de celui d'une communication locale"... Quant à la réduction voire la suppression de l'engagement de 24 mois pour les forfaits mobiles, nous voilà à "permettre une sortie possible pour le consommateur dans le cadre de son engagement de 24 mois".
Là mon enthousiasme faiblit et vacille ! Oubliant leurs divergences pour faire front, voila qu'unis comme un seul homme, tout ce qui compte d'opérateurs français s'est soudainement uni derrière la bannière de la FFT, Fédération Française des Télécommunication lancée - opportunément - la semaine dernière pour peser dans les "négociations"... Quand on sait que pas unis sous la même bannière, les opérateurs ont réussi à ne respecter que 7 des 25 engagements pris en 2005 pour plus de transparence et de protection du consommateur, alors, on peut se demander quel est le poids réel de ces négociations et la portée du projet de loi. La loi tranchera ? Encore faut-il qu'elle soit affutée !
Autant s'y préparer, ce n'est pas pour tout de suite qu'il sera possible de changer de crémerie en toute simplicité et sans sutaxe...
via VNuNet
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